Parlons peu mais parlons matos
On rêve tous aujourd’hui de posséder un écran LCD 24 pouces et d’avoir un PC pouvant dégainer toutes les options au taquet sans avoir des baisses de framerate handicapantes, mais il faut dire qu’en octobre 2000 l’écran plat n’éxistait que sur les imposants PC portables. Pour se la raconter devant ses amis, fallait avoir un très grand bureau pour accueillir un très grand écran cathodique 19 pouces sauce Iiyama pour la modique somme de 4200 francs (à peu prés 600€). Iiyama était énormément réputé pour la qualité de ses écrans, les infographistes ne juraient que par cette marque et encore aujourd’hui certains ne démordent toujours pas de la qualité du rendu des couleurs sur les écrans CRT de l’époque.
Quand je vois maintenant la démocratisation des lecteurs MP3 depuis des années, je me dis qu’on oublie qu’en octobre 2000, pour pouvoir avoir la chance d’écouter son chanteur préféré en allant gentiment travailler il fallait sortir de la banque pas loin de 1700 francs (soit 280€) pour avoir une mémoire de 32Mo, ce qui fait en moyenne une bonne dizaine de chansons. Mais il y avait aussi d’autres solutions comme le lecteur CD portable bien imposant mais qui pouvait nous sauver de quelques instants de pure ennui.
Il n’y a rien de plus logique que de graver régulièrement des CD pour faire des backup ou graver des logiciels gratuits pour éviter de les retélécharger, et tout cela maintenant coûte une bouchée de pain. C’était loin d’être le cas en octobre 2000 car la Roll Royce des graveurs de CD était un Plextor (une marque aujourd’hui tombée dans l’oubli) gravant en vitesse maximum en 12x , qui correspond à 6:30 d’attente pour avoir son CD finalisé. C’était long, surtout qu’il ne fallait pas faire autre chose à côté au risque de défoncer sa mémoire tampon et faire foirer la gravure. On se rend compte que l’on a pas forcement évolué aujourd’hui avec des graveurs de DVD qui gravent des CD sur une base 48x. En même temps aujourd’hui, on a des DVD-R, des disques durs externes.
Du coté des disques durs justement, Seagate déclinait déjà son Barracuda 20Go sur une base de 1500 francs (soit 250 €). 20Go pour un prix ça devient très vite drôle surtout quand on voit qu’un jeu comme le Pouvoir de la Force occupe aujourd’hui plus de 24Go ! Même si ça reste une exception, il faut compter tout de même en moyenne 6Go d’installation par jeu, alors qu’a cette époque il fallait compter 600 mo.
Du coté des logiciels
Beaucoup de choses à dire sur les logiciels d’antan mais je m’attarderai cette fois-ci sur les logiciels de gravure. Difficile de parler logiciel de gravure sans évoquer le célébrissime Nero qui était sorti à l’époque en version 5.0 bien différent et minimaliste par rapport à aujourd’hui. Etant déjà axé grand public, il ne fallait pas avoir un DEUG de Sciences et Technologies pour burner ses CD. Autre poids lourd de la gravure de l’époque, Easy CD Creator 4.0, toujours dans la gamme grand public. Histoire drôle : à l’instar des logiciels antivirus d’aujourd’hui, il était impossible d’installer Easy CD Creator et Nero sur le même système, soi disant sous peine de provoquer des conflits de gravure !
Peu d’entre vous connaissent CDR-Win mais pourtant a l’époque, il était le logiciel de gravure des Powers users, rien ne pouvait pas lui résister. Malheureusement il n’arrivera pas a suivre la cadence et arrivera à foirer sa dernière gravure en 2006... RIP.
Et enfin le dernier qui me semblait important de citer est Clone CD. Comme son nom l’indique il a démocratisé les images disques en ayant la particularité de faire sauter également les protections sur les CD. Il connaîtra malheureusement le même sort que CDR-WIN en tombant sur le champ de bataille en 2007.
A quoi on jouait en octobre 2000 ?
Je retiendrai 3 jeux pour ce mois d’octobre 2000 :
Tout d’abord le premier reste un jeu mythique, je veux parler de Deux Ex, voilà un jeu qui a redéfini le jeu d’aventure et d’action sur PC. Une réalisation exemplaire, un scénario en acier trempé et un système de choix qui pouvait vous faire avancer de différentes façon, Deux Ex reste encore aujourd’hui dans le coeur et dans le panthéon de tout les joueurs.
Je n’aimais pas cliquer comme un sociopathe sur les boutons de ma souris mais avec la sortie de Diablo 2, il faut dire que cette pratique du hack’n’slash a mis tout le monde d’accord. Pas de révolution concernant cette suite hormis le choix de personnages, un système pratique des compétences et des cinématiques à tomber, la recette est simple mais a diablement bien marché auprès des joueurs. A l’annonce de la suite de Diablo 2, quelques fans sordides se sont précipités sur leurs boites poussiéreuses pour réinstaller le jeu et s’offrir un petit plaisir, en attendant la suite toujours pas sortie, après neuf ans.
Et enfin le dernier entre dans la catégorie disparue du monde du PC, c’est-à-dire des simulations de Formule 1. Micropose avait lancé Grand Prix 3, une simulation qui faisait dans le simple mais c’était réellement très efficace. Bonne jouabilité, sensation fortes, aide au pilotage (mais on pouvait néanmoins configurer la voiture et le pilotage pour jouer dans des conditions très réalistes donc extrêmes), on rajoute des graphismes canons pour l’époque et on se retrouve avec la simulation ultime de F1.





C'est cool cet article. Donc ça y est, je suis suffisamment vieux pour comprendre des discours nostalgiques et en être touché. Diantre...